Tout le monde aspire au bonheur. Et pourtant, dans notre quête existentielle et notre recherche perpétuelle de répondre à nos besoins fondamentaux, nous finissons parfois par nous éloigner de notre but…

« Une hirondelle ne fait pas le printemps »      (Aristote, Ethique à Nicomaque, I, 6)

Quels sont ces besoins qui, par nos excès, nous empêchent d’atteindre ce sentiment de bonheur entier ?

LE BESOIN DE SECURITE

Il semble légitime de vouloir se sentir en sécurité. A tel point que les notions de sécurité de l’emploi, assurance santé, assurance vieillesse etc, arrivent en tête des préoccupations de chacun et donc des sondages ! Il s’agit de se protéger contre les dangers qui nous menacent : besoin de conservation de l’existant, des acquis. C’est notre cerveau « reptilien » qui nous gouverne, celui qui œuvre pour la survie de notre espèce. Tony Robbins appelle cela le besoin de certitude.

Mais malheureusement, dans notre société évoluée, l’avenir est concrètement de plus en plus incertain. En plus des crises économiques et sociales diverses, les menaces virales ou les terroristes nous font bien comprendre que la notion de sécurité est complètement remise en cause.

Et nous voilà face à un premier paradoxe : plus on cherche la sécurité, plus la peur en nous se renforce, moins on peut alors se sentir en sécurité. Le doute, l’anxiété, l’angoisse, le stress arrivent quand on a l’impression de manquer de sécurité. Alors on va œuvrer de plus en plus activement pour se protéger (les compagnies d’assurances l’ont bien compris}. Et du même coup, enfermé dans ce mode de pensée automatique, nous allons prendre moins de risques, éviter de sortir, nous n’allons pas oser nous lancer dans la création de notre entreprise, etc, nous n’allons pas vivre pleinement. C’est trop dangereux !!!

Il est important d’équilibrer son besoin de sécurité avec un vrai besoin d’incertitude, de curiosité, de créativité, de variété, pour sortir de l’émotion « peur » et la remplacer par plus de fun, de l’enthousiasme, de l’enchantement, des émotions qui vont finalement contribuer à notre accomplissement.

LE BESOIN DE CONTROLE

Marc Aurèle le disait sous cette forme : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre »

Beaucoup de personnes (en entreprise, elles sombrent souvent, jusqu’au burn-out), ne distinguent pas toujours clairement ce qui est de leur ressort et ce qui dépend des autres. Elles se mettent en colère dès que ça ne se passe pas comme prévu. Souvent hyper-actives, elles veulent tout contrôler et imposent leur point de vue aux autres ; elles ne supportent pas les opinions divergentes. Certaines d’entre-elles se sentent persécutées, vivent des injustices, sont frustrées, font des caprices car elles désirent avoir raison, pour tenter de dominer les situations ou les gens, pour assouvir leur besoin de contrôle.

Là encore, c’est une question de juste dosage. S’il est incontestable que nous désirons avoir les rênes en main pour mener notre vie comme on le souhaite, il faut aussi savoir arrêter de se battre et se détacher du besoin de sur-contrôle, surtout si cela ne dépend pas de nous. En 2 mots, apprendre le « lâcher-prise ».
Ainsi, avec plus de sérénité, on s’approche plus facilement de l’accomplissement de soi.

LE BESOIN D’APPROBATION

Dans ce domaine, nous regroupons les besoins d’estime, de reconnaissance, d’appartenance, de connexion aux autres. Nous sommes nombreux en tant qu’ « être » à avoir le sentiment de ne pas être suffisamment reconnu pour ce que nous faisons, les résultats que nous obtenons, et aimé inconditionnellement pour qui nous sommes vraiment. Nous appelons cela une « distorsion cognitive ». Comme pour les besoins précédents, elle survient lorsqu’une de nos pensées automatiques négatives nous afflige directement. Or l’estime de soi ne dépend pas des autres. Elle ne dépend que de nous ! Nous avons tous le pouvoir de nous aimer à 100% indépendamment de ce que pensent les autres. Pas besoin d’être approuvé. Rien à justifier. Et les signes de reconnaissance peuvent alors être perçus seulement comme des cerises sur le gâteau. De la gratitude, pour ce qui est et même pour ce qui n’est pas !
L’excès de recherche d’approbation conduit certaines personnes à rester dans une la nostalgie du passé, à chercher à toujours donner une bonne image de soi, à manquer de confiance en soi, à se retrouver victimes d’autres personnes ou de situations, à être apathique dans l’attente qu’un jour « ils verront bien qui je suis vraiment ».
Quand ce besoin est excessif, les personnes se sentent perpétuellement tristes, amères, résignées.

LE BESOIN D’ACCOMPLISSEMENT

Nous pouvons aussi associer au besoin d’accomplissement les besoins d’amour, de croissance personnelle, d’importance et de contribution aux autres.

De ces 4 besoins proposés, le besoin d’accomplissement est le seul qui est toujours attaché à des émotions agréables : la joie, la plénitude, l’enthousiasme. Lorsque nous sommes dans la sensation de l’accomplissement, il y a une bonne énergie, de la vitalité dans notre vie, il y a aussi la puissance de l’amour.
De façon ultime, c’est à ce moment qu’on rencontre la grâce, la Sérénité de se sentir pleinement soi-même et la liberté d’agir pour avoir des résultats sans efforts particuliers. Dans ces moments, nos pensées semblent créer notre réalité. C’est aussi le contexte d’une grande créativité.

A première vue, tout semble très positif quand on satisfait son besoin d’accomplissement. Oui mais… Quand la recherche d’accomplissement à tout prix devient excessive, certaines personnes perdent pied, et sont complètement perdues dans leurs étoiles, avec de telles doses d’adrénaline dans le corps que cela les amène à vivre, exaltées jusqu’à la perte de repères. Alors oui, dans ce cas d’excès, ce besoin va à l’encontre de notre bonheur.

Pour éviter cet excès, il convient de savoir s’arrêter, de célébrer sereinement ses succès étape par étape, de se ressourcer (la nature, les amis, la famille…) et reprendre contact avec l’essentiel : pensez à méditer, à vous apaiser, à vous recentrer vers vous-même. Le Zen !

COMMENT TROUVER LE BONHEUR ?

Vous pouvez intuitivement savoir que vous êtes coincé dans une recherche excessive de sécurité, de contrôle ou d’approbation car des personnes de votre entourage ont déjà du vous le dire. Mais comme c’est surement profondément ancré en vous, les avez-vous écoutées ? Ou même crues ?
Un autre moyen est de vous observer et évaluer les émotions que vous ressentez le plus souvent

  • Colère : Vous êtes très actif mais dans le combat perpétuel contre les autres, contre la vie, contre vous-même = Excès de Contrôle.
  • Tristesse : Vous êtes plutôt passif et en mode « soumission » = Excès d’Approbation.
  • Peur : Vous être plutôt passif et en mode fuite = Excès de Sécurité.
  • Joie : Vous êtes très actif et joyeux au quotidien : vous êtes satisfait avec votre besoin
  • L’accomplissement. C’est parfait ! mais si c’est en excès, ralentissez et reconnectez-vous avec les gens et la nature !

QUELLE EST VOTRE TENDANCE EMOTIONNELLE ?

mon-cerveau-vs-mon-coeurCe n’est pas en cherchant à satisfaire à tout prix ces 4 besoins que vous serez heureux car ils s’opposent très souvent dans l’action et dans le temps. Toutefois en apprenant à distinguer dans l’instant présent, ce qui vous ressentez, ce que vous pensez, ce qui vous pousse à agir ou ce qui vous pousse à ne rien faire (procrastiner), vous allez pouvoir de plus en plus rapidement changer votre façon de penser, afin de trouver le bonheur là où il a toujours été : en vous, dans votre esprit. Et un indice : C’est votre cœur qui vous le confirmera.
« Le cerveau pense, le cœur décide »

Et vous ? Qu’allez-vous décider de faire en 2017 pour votre bonheur ?

Vous avez besoin d’être challengé sur cette voie ?  Appelez-nous !