Chers managers, nous passons une grande partie de notre vie en entreprise et il est essentiel d’y créer une atmosphère où chacun peut réellement s’épanouir, où chacun occupe sa place harmonieusement, où chacun porte une attention bienveillante pour l’autre… C’est d’autant plus nécessaire que la jeune génération accorde énormément d’importance au bonheur quotidien. Un style managérial différent, c’est possible…, si vous prenez en compte certains leviers essentiels pour justifier d’un tel niveau de satisfaction : la reconnaissance, l’atmosphère de travail et l’attention portée à ce que chacun soit bien dans son job. Alors, en tant que manager, voici quelques sujets sur lesquels vous pouvez avancer !

 

LA CÉLÉBRATION DES SUCCÈS

La reconnaissance des résultats, mais aussi celle des efforts est essentielle. Chacun aime se sentir apprécié, reconnu pour ce qu’il fait, mais aussi en tant que « personne ». Il est important de célébrer les résultats et de les partager. Cette reconnaissance ne peut pas être que matérielle. Ce ne sont pas les plus riches, ni les mieux payés qui sont les plus heureux. Attribuer un bonus est une forme de reconnaissance, mais ce n’est pas la plus importante. L’entreprise ne peut se limiter à cette seule dimension de reconnaissance. Une ou deux fois par an, elle peut inviter ses collaborateurs à se réunir à l’extérieur dans l’optique de communiquer sur les résultats, les projets, mais également pour célébrer les succès et remercier les personnes pour leur contribution… Ne pas hésiter à faire suivre d’un bon dîner, ou une soirée qui permettent de se rencontrer autrement, de tisser d’autres liens.

 

UN CADRE, UNE ATMOSPHÈRE – CHACUN SE « SENT BIEN » ET « À SA PLACE »

L’atmosphère de travail ? Elle doit être ouverte, communicante, donnant le sentiment de faire partie d’une équipe. Les personnes doivent s’y sentir connectées.

L’entreprise doit mettre en place des réunions programmées, stratégiques, de vente, de production… qui peuvent se dérouler de façon ludique, avec une mise en scène différente à chaque fois, pour les rendre à la fois sympathiques et favorisantes dans l’appropriation.

On peut envisager aussi des espaces et du temps, propices aux échanges authentiques et au partage des réalités que l’on vit dans l’interface du « privé » et du « professionnel ».

Le leader est aussi cette personne sensible à la mise en place de conditions de travail les plus agréables possible et qui favorise un bon équilibre de vie, en permettant les horaires flexibles, le télétravail, le temps partiel ou encore en proposant un accès à des services externes au bureau…

Il faut aussi clarifier la place, le rôle, les attributions et missions de chacun. Il faut bien sûr disposer de descriptions de fonctions claires quant au rôle et à la valeur ajoutée à apporter à chacune des missions, mais aussi donner la liberté d’action nécessaire, encourager la prise d’initiatives et de risques, permettre aux gens de libérer leur créativité, de s’exprimer et de se développer, pour se réaliser pleinement.

Enfin, chaque collaborateur doit pouvoir bénéficier d’un plan de développement personnel, partagé avec son manager et en alignement parfait avec la vision de l’entreprise.

 

UN LEADERSHIP

Le style de leadership est évidemment une des clés pour promouvoir le plaisir au travail. En tant que dirigeant, on se doit d’inspirer plus qu’imposer, rassembler derrière la vision poursuivie, faire en sorte que les personnes aient envie de réussir, et pour cela être accessible et à l’écoute.

Il ne faut pas se limiter à l’atteinte des résultats ; la manière de les atteindre est aussi très importante. On ne peut pas rechercher la croissance à n’importe quel prix, n’importe comment, mais dans le respect des personnes et dans une optique de durabilité et de fidélisation des collaborateurs.

Montrer l’exemple. Un tel état d’esprit ne se décrète pas. Il diffuse comme un liquide dans un buvard et se transmet par contagion. Il doit être authentique et correspondre aux valeurs de l’entreprise qui sont elles-mêmes ancrées dans la culture de celle-ci.

Si les collaborateurs reçoivent beaucoup de l’entreprise en terme de reconnaissance et sont heureux de venir y travailler, ils vont lui rendre et lui apporter bien davantage en retour.

 

LE PLAISIR COMME VALEUR PHARE DE LA COHÉSION D’ÉQUIPE

De plus en plus de PME recrutent aujourd’hui des « happiness managers ». Ne souriez pas ! C’est très sérieux !!! Le but d’un tel poste est de veiller à ce que chaque collaborateur soit heureux au sein de son entreprise.

Enfin le sujet du bonheur au travail est pris au sérieux au plus haut niveau des hiérarchies, et ce même dans les plus grands groupes internationaux.  La fonction de Happiness Manager [manager du bonheur] est officialisée ! C’est une excellente nouvelle d’apprendre qu’après le souci de la Qualité de Vie au Travail (QVT) et l’attention portée aux risques psychosociaux (RPS), le bonheur au travail des employés est devenu un véritable enjeu d’entreprise… pour qu’il ne soit plus un problème !

De quels problèmes parle-t-on ? Des problèmes de ceux qui souffrent dans et par leur travail ; des problèmes d’équipes qui ne respirent plus cette atmosphère de bonne ambiance et qui ne sont plus en mesure de créer des synergies positives ; des problèmes enfin de l’entreprises dans son ensemble lorsque sa performance économique n’est atteinte qu’en tirant sans considération ni réserve sur les prix, les coûts, les équipes et les hommes.

« Le Bonheur comme nouvel objectif, c’est comme si la personne reprenait enfin la place qu’elle n’aurait jamais du quitter : le coeur de l’entreprise »

Bien entendu, si l’entreprise a tout intérêt de créer cette fonction « humanisante », attention à ne pas revendiquer le bonheur comme la nouvelle valeur incontournable grâce à laquelle, en communiquant fortement, on s’autoriserait à demander encore plus aux salariés. Ce serait comme faire croire aux individus qu’on les aime, pour mieux les utiliser, s’en servir ! En bref, de la manipulation ?

Il appartient donc au « happiness manager » de veiller à ce que les valeurs affichées, et parmi elles le bonheur des employés, ne soient pas juste des mots, mais qu’elles soient réellement incarnées, surtout par ceux qui se doivent d’être exemplaires, les leaders et managers.

 

En conclusion et en 4 points, pour une entreprise performante 

  1. La fierté, le plaisir et le bonheur au travail, leviers essentiels contribuant à la performance d’une organisation.
  2. L’atteinte de hauts niveaux de productivité et de rentabilité, en misant sur la reconnaissance du travail et des personnes, une atmosphère de travail soignée, et chacun à sa juste place dans la structure.
  3. Un leadership adapté et personnalisé pour diffuser un état d’esprit engagé vers la réalisation d’une Vision partagée, ambitieuse et réaliste.
  4. Et pourquoi pas un Hapiness Management pour soutenir et promouvoir la Valeur Phare de la Cohésion dans l’entreprise : Le PLAISIR ?