Pourquoi trouver un emploi est-il si difficile ?

D’imminents spécialistes apportent des réponses à cette question. Patrick G. dans cet article, pense que la peur en est une des raisons.

Un dictionnaire nous expliquera que « la peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d’un danger ou d’une menace ». En d’autres termes, la peur est « une conséquence de l’analyse du danger et permet au sujet de le fuir ou de le combattre… »

Sans doute d’autres « pourquoi » existent, certainement autour de l’emploi lui même ! Patrick G. n’est pas un de ces  « imminents spécialistes ». Par contre,  il a été confronté au « Comment »

Il vient donc nous faire découvrir, au travers de sa démarche de recherche d’emploi, comment il a répondu à une annonce et, au moment où il partage avec nous,  comment il a su obtenir la promesse d’embauche de son futur employeur…

Comment trouver un emploi ? Voilà selon lui la question qui devrait être mise en avant dans les médias tous les jours plutôt que de surfer sur la peur des pourquoi. Pour sa part, ayant fait cette démarche et l’ayant réussie, il souhaite et nous l’en remercions,  nous faire partager « son comment ».

Sans vouloir nous proposer LA seule et unique méthode, il nous retrace dans ce livret « sa méthode ». Riche de son expérience, il nous explique comment, pas après pas, un nouveau livre a pu s’ouvrir pour lui.

Alors pourquoi pas vous ?

Bonne lecture à tous !


Changer d’emploi, ma méthode pour réussir

(par Patrick G.)

votre-recherche-emploi-2LA GENESE

Au préalable il y a des éléments déclencheurs tels que :

  • Vous n’êtes plus en accord avec vous-même
  • Vous souffrez dans votre poste
  • Vous n’êtes plus en accord avec votre direction
  • Vous supportez de moins en moins l’ambiance de travail
  • Vous peinez de plus en plus à la réalisation de vos objectifs
  • Vous levez le matin devient de plus en plus dur
  • Vous devenez « pénible » pour votre entourage
  • Vous tournez en boucle ce constat et cela vous « pourris » la vie de plus en plus
  • Vous sentez réellement que vous vous abimez Et pourtant
  • Vous changez, modifiez, transformez, remplacez rien n’y fait
  • Vous avez alerté votre hiérarchie à plusieurs reprises
  • Vous vous êtes remis en question plusieurs fois
  • Vous vous êtes formé avec un coach (et sur vos deniers personnels)
  • Vous ne voyez pas de changement et que ce constat est également perçu par vos collègues
  • Vous restez loyal plus par principe et non plus par devoir

Alors oui il faut partir et quelque soit votre âge.

La décision est prise, maintenant comment changer, alors que lorsque l’on est « sénior » on entend à longueur de journée que passer 45, c’est plié et qu’il faut mieux faire profil bas !

J’en ai plus de 50, j’ai fait le choix de changer de boite et j’ai gagné. Voilà comment.


Fotolia_51052433_XS111LA BASE

  1. La Cellule vitale

Partager cette décision avec vos proches et un cercle restreint. La solitude dans une décision de cette nature est mauvaise conseillère. Vous aurez besoin dans cette démarche de soutien. Cette démarche n’est pas anodine car elle perturbe pour le moins votre environnement proche. L’adhésion parmi les siens est hyper importante pour réussir un projet de cette nature. Partager vos doutes et vos craintes, pouvoir parler ; outre la cellule immédiate, des amis sûrs avec qui vous partagez et un référent extérieur : c’est ce que je développe au point 4.

  1. L’économie familiale

Cette décision est importante et peut avoir ou pas des conséquences sur votre économie familiale. Mais votre décision est prise et c’est le moment d’imaginer comment vous devriez vivre si demain vous deviez avoir un salaire amputé de 30%. Repensez d’abord votre mode de vie et anticipez que cela va être dur pour au moins les deux prochaines années. Cela peut ne pas se produire mais si cela arrive vous y êtes prêt. Cet exercice permet aussi de faire le deuil.

  1. Le projet

Cela commence par un inventaire en 5 questions :

  • Qu’est ce que vous avez envie de faire ?
  • Qu’est ce que vous savez faire ?
  • Qu’est ce qui vous faut apprendre si vous voulez le faire ?
  • Qu’êtes-vous prêt à concéder et ce sur quoi vous ne transigerez pas ?
  • Quel est le délai que vous vous fixez ?

Répondez à ces 5 questions au départ, cela peut prendre 5 minutes comme trois mois, ce n’est pas grave. La plus importante, à mon sens est la première : l’envie. Le travail constitue 50% de la vie entre le début dans la vie active et la cessation de l’activité professionnelle. « S’emmerder » 50% de son temps et bien c’est long. Sur une journée, la partie travail c’est entre 30% à 50% de votre temps, alors autant qu’elle soit belle et joyeuse et que cela apporte satisfaction. Donc oui l’envie, car autant faire quelque chose qui vous donne envie car vous allez le faire avec passion et détermination.

L’inventaire vous permet de fixer le cadre et de vous guider dans vos recherches.


imagesLES OUTILS 

  1. Le coach

Pour réussir, il faut savoir investir, le premier conseil que je vous donnerais est de vous « financer » un cabinet de coaching. Pourquoi ? Parce que vous êtes « dedans » et qu’il faut prendre de la hauteur. Le coach est un professionnel et il va vous aider réellement à construire votre projet. Il faut d’abord le sélectionner et dans ce type de relation c’est en premier lieu une question de confiance. J’ai eu pour ma part la chance de bien tomber dès le départ. Maintenant, si lors du rendez vous découverte, vous ne « vous sentez pas » en confiance avec ce coach et bien choisissez en un autre. Une fois choisi, ce dernier va vous guider dans votre démarche et vous devez adhérer donc : il faut avoir confiance. Dans la mesure où vous avez investi, vous en attendez un retour. Le coach a un point commun avec le psy, c’est qu’à la fin de la séance, vous allez le régler et cela fait aussi partie de la thérapie !

Maintenant si vous ne pouvez faire cet investissement, il existe aussi des structures d’Etat, des associations. Se faire aider n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une preuve d’intelligence, c’est un des moyens de ma méthode.

  1. Le CV

C’est un incontournable, il y a la forme et le fond. Comment réussir l’exercice : Je conseille de faire d’abord un marché sur le web, voir ce qui se fait, puis consultez des sites généralistes qui vont vous expliquer les bonnes pratiques et surtout vous donner la tendance du moment. Le cv des années 2010 a évolué comparativement au CV des années 80. Certes les ingrédients sont les mêmes, mais la manière de raconter «votre histoire» a changé ; votre cv doit être aussi en adéquation avec votre expérience, plus celle-ci est riche (en temps aussi !) moins on vous fera de cadeau ; engager un senior n’est pas forcement une difficulté pour une entreprise, par contre elle attend d’en avoir aussi pour son argent ! Donc moins de droit à l’erreur. Après les sites généralistes, les spécialisés : là aussi certains sont gratuits d’autres payants. J’ai fait le choix d’un payant pour la qualité des informations et parce que cela m’a fait gagner énormément de temps, notamment sur des exemples de formulation efficace autour des missions que vous avez remplies lors de votre vie professionnelle. Ce type de site vous propose aussi des présentations, accès aux bibliothèques d’emploi. Bref un couteau suisse.

Le CV est fait, super ne l’envoyez surtout pas ! Vous avez fait 50% du taff, il en manque 50% !

Pourquoi : Parce qu’il faut vous faire relire par votre coach et là vous allez prendre conscience que vous étiez passé à côté de plein de choses.

Là aussi : le fond – la forme 

Le fond : vérifier la cohérence et la nature des informations devant être portées pour chaque mission et que cette information soit identique pour tous les postes. Le choix des mots, des verbes. But : faciliter la lecture du cv par le recruteur ; pour info un recruteur consacre au maximum 30 s par cv pour le premier tri.

La forme : Cela doit être harmonieux et là aussi on est dans le détail et vous ne pouvez pas le voir, d’ou l’importance de « se faire relire ».

Ah oui j’oubliai : il y a autant de CV qu’il y a de métier que vous ambitionnez et à chaque fois deux formats, CV anti chronologique et par compétences.

  1. Les réseaux sociaux

Là aussi vous ne pouvez pas passer à côté, vous serez « googlisé», donc déjà faire le tour sur ce que l’on dit sur vous. Dans 99% rien de grave ou qui puisse porter à conséquence, dans 1% des cas cela nécessitera de solliciter Google pour un droit à l’oubli, voire faire appel à un professionnel du nettoyage. Pendant que vous y êtes faites un tour aussi sur les sites de vos amis….

Maintenant qu’est ce que va être susceptible d’aller voir un recruteur qui vous a sélectionné ? Viadéo, LinkedIn, Google+.

L’importance pour les deux premiers c’est la cohérence. Pensez à mettre en cohérence vos présentations sur ces deux médias et cela passe aussi par votre photo. Google + peut vous permettre de vous présenter côté jardin mais là aussi attention, restez dans la cohérence du job que vous ambitionnez.

Un dernier : c’est celui de l’Apec, important celui là car il peut aussi vous apporter une page personnelle, surtout si vous êtes dans une démarche « cachée », c’est-à-dire que vous êtes en poste et que vous ne souhaitez pas que votre employeur connaisse votre démarche. C’est fonction de l’entreprise et de sa façon d’exister. Maintenant là aussi, les choses se décomplexent dans le monde du travail. Il est moins rare aujourd’hui qu’un salarié ait une démarche ouverte vers son patron en affichant une démarche active de recherche d’emploi, alors qu’il y a 20 ans c’était « dehors tout de suite ». La page personnelle de l’Apec vous permet de mettre des PJ pour appuyer vos compétences et le format mini site permet de communiquer un lien « pour en savoir plus » sur ses cv. Dans mon cas personnel, j’ai fabriqué 6 PowerPoint pour les 6 compétences mises en avant dans mon CV. Vertu première, vous serez plus à l’aise pour en parler en entretien.


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  1. Qui ?

On est jamais trop sélectif, partez d’abord du principe que du taff, il y en a à plus savoir que faire et que le marché du travail est beaucoup plus complexe qu’une statistique de chômage.

Avant de répondre à la question chez qui vous allez postuler, je souhaiterais vous faire part de mon point de vue sur le problème de fond autour de l’emploi. A mon sens c’est : la peur.

La peur partagée, côté employeur soyons clair, la complexification et le risque de judiciarisation lors d’un départ d’un collaborateur fait que l’employeur réfléchit beaucoup lorsqu’il veut embaucher. Parce que la concurrence est rude, on cherche un profil immédiatement rentable. Fini le temps de la formation maison. Côté salarié, raisonnement du «on sait ce que l’ont a, on sait ce qu’on perd », conserver sa zone de confort, résistance au changement. Pour reprendre la phrase d’un récent Saint Homme : « N’ayez pas peur ».

Alors qui allez-vous viser ?

Tout d’abord répondez aux questions suivantes :

  • Quel est le secteur dans lequel vous souhaitez vous exprimer, cela passe par recenser les NAF, lister les sociétés, sélectionner et rechercher de l’information sur elles
  • Dans quelle structure vous souhaitez exercer vos talents, la forme juridique, le lieu et n’oubliez pas de regarder la santé financière.
  • Quels sont vos réponses au triptyque : Le métier, La localisation, l’Argent ; un job repose sur ces trois pieds et dans cet ordre
  • Quelles sont vos règles (ce que vous allez accepter et refuser)

Puis regardez d’abord dans votre carnet d’adresse.

Lorsque j’ai commencé ma démarche, j’ai sélectionné dans mon carnet d’adresse 5 sociétés qui me faisaient envie, dans un secteur d’activité différent de celui dans lequel j’ai exercé pendant prés de 30 ans. Tant qu’à changer, j’ai soif d’apprendre autre chose et qui soit en accord avec moi-même. J’avais projet de les appeler « dès que je sortais » de mon Entreprise. Maintenant j’ai tout de même regardé s’ils ne recherchaient pas….

Une fois répondu aux questions, sélectionnez les annonces correspondantes à vos critères et recherchez aussi parmi vos connaissances qui pourra vous aider, vous «tuyoter». Pensez aussi à raisonner réseau ; vous connaissez aussi des personnes qui comme vous, recherchent, appuyez les « en linkant » leurs compétences sur les réseaux sociaux – grand principe du « qui donne reçoit » -, alertez vos réseaux (amis, relation pro…), faites le savoir en fonction du degré de confidentialité de votre démarche.

Faites-vous un tableau récapitulatif par société des actions réalisées, date d’envoi, entretien 1/2/3 etc…

  1. Ecrire :

Le courrier de motivation : voilà la seconde figure imposée. Pour ma part, dans ma démarche d’emploi , je n’en ai fait qu’un. Oui un seul ! Chanceux pensez vous ? Pas seulement, j’y reviendrai à la fin de mon propos (voir conclusion). L’annonce à laquelle j’ai répondu et que j’ai lue avec beaucoup d’attention, décortiquant chaque mot, était postée par un cabinet de recrutement et l’entreprise pour qui elle effectuait une recherche de candidature, et qui était dans ma liste d’entreprise.

De fait, j’ai écrit en direct au dirigeant, sachant que je savais pertinemment que je repasserai par la case du recruteur. Là forme du mail : identique à un courrier de motivation. Le plus simple reste vous, moi, nous.

Dans le cas présent, j’avais l’adresse mail. Envoi à 11:00 – réponse à 23:30. Traduction : Ma postulation était ciblée et mon profil répondait aux besoins.

Les candidatures aujourd’hui se postent le plus souvent via des sites internet passant dans certains cas par des filtres analysant des mots clefs, bref des petites cases. Lorsque vous connaissez la méthode utilisée, l’intérêt d’avoir des CV quasiment par annonce à un sens.

Maintenant n’oubliez pas qu’il existe le marché des TPE-PME qui sont tout aussi attirantes que les Grandes Entreprises, les Grands Comptes. Pensez que 80% de l’information est publique et que retrouver l’adresse mail d’un Dirigeant, d’un DRH n’est pas si compliqué que cela.


images-2L’ENTRETIEN

  1. Le training

Vous pratiquez un sport, par exemple le squash, vous savez jouer, mais avant de devenir un bon joueur, vous vous êtes entrainé. Taper une balle en parallèle d’un mur à 2 millimètres du bord cela ne se fait pas par hasard. Vous y arrivez après pas mal d’entrainement et le plus dur c’est de savoir le faire tout le temps et à bon escient. Réussir un entretien passe par du training et là, votre coach peut réellement vous y aider.

Vous avez l’heure, la date, parfait ! Pour parfaire votre entrainement, préparez un PowerPoint spécifique pour le poste. La structure que j’ai adoptée répond aux questions suivantes :

  • Ce que je sais sur l’Entreprise
  • Ce que je sais du poste
  • Ce que je sais des besoins
  • Ce que je sais faire
  • Ce que je souhaite savoir
  • Ce pour quoi je réponds
  • Ce que nous pouvons faire

Là aussi on est sur des questions. Une des règles qu’il faut avoir en tête est de poser pour chaque problématique. Trois fois la question pourquoi. Les réponses apparaissent naturellement.

  1. L’entretien

Une des variables que l’on se doit d’intégrer, c’est que le recrutement s’est professionnalisé au point que les dirigeants passent beaucoup par des spécialistes. Comme pour une élection au premier tour, on sélectionne, au second on élimine ! Tout d’abord là aussi il vous faut vous documenter sur le « comment se déroule un entretien » et sur « comment fonctionne un recruteur ». Rassurez-vous, ce sont des professionnels, en aucun cas des « ennemis ». Ils recrutent avec des critères objectifs.

Maintenant, il y a des erreurs à ne pas commettre. La première, c’est de s’adapter à leur mode de fonctionnement. Vous devez accepter leurs règles. Dans mon cas, cela a commencé par un entretien téléphonique de 30 minutes pour préciser mes motivations sur le poste. Cette pré-étape est très souvent utilisée. Le recruteur lors du second entretien recoupera ce que vous avez livré lors de cet appel. Ceux sont des pros, rien n’est fait au hasard. Ils notent tout et fournissent pour leur client une note argumentée qui valide aussi leurs honoraires : en fonction du poste, entre 8 et 12% du salaire annuel. L’enjeu pour eux est aussi important !

Un lieu de rendez-vous, une heure vous est proposée ; soyez à l’heure 18h15 c’est 18h15 zéro zéro.

Soit en extérieur, salon d’un hôtel, à domicile, cabinet de recrutement. Soignez votre look, là aussi vous n’aurez pas deux fois l’occasion de faire bonne impression. Sans oublier d’être bien dedans, une paire de chaussure bien cirée est préférable à une paire de soulier neuf qui vous fait souffrir le martyr. Cet exemple peut sembler futile mais le diable se cache dans les détails !

Venez avec un support, cela démontre que vous êtes prêt. Dans mon cas, j’avais mon micro avec mon PowerPoint. J’ai proposé de le présenter. Que nenni, le recruteur en a décidé autrement, déjouant la stratégie que je m’étais proposé de réaliser, soit ouvrir le débat. Un recrutement c’est comme la Formule 1, vous êtes à 300 km heure et la moindre erreur c’est le bac à sable. J’ai donc pris la posture qui convenait : l’adaptabilité. Cela ne rentrait pas dans sa carte au moment, donc je referme le micro et j’ai attendu la première question.

Entretien feu roulant 2h00. Cela commence par une présentation du poste, que vous avez reçue au préalable. Donc là aussi, il faut décortiquer ce que vous avez reçu. Il peut y avoir des précisions par rapport à l’annonce, des petites subtilités ; les remarquer et les placer dans l’entretien ne pourra pas nuire.

Etre attentif : pour ma part, j’ai fait un truc gonflé : je n’ai pris aucunes notes. Par contre, j’ai restitué à un moment ce qui avait été dit pendant un quart d’heure. Maintenant, je ne saurai trop recommander de la jouer sûr ; donc, un bloc et un crayon.

Le recruteur décortique votre cv et vous demande de raconter l’histoire. Là aussi, cela a pour but de contrôler la cohérence et là aussi, ils savent voir là où cela ne va pas. Dans mon cas j’avais fusionné deux expériences en une et cela volontairement avec mon coach et je m’étais préparé à la réponse. Cela s’est donc passé, mais parce que j’étais prêt et que j’ai su l’expliquer de façon cohérente et juste.

Attention vous jouez un match important, donc la concentration c’est jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la poignée de main ! Et vous ne lâchez votre attention que lorsque vous avez regagné votre moyen de locomotion et pas avant. Un professionnel du recrutement observe tout, il note et documente tous vos comportements.

Dans mon exemple, la curiosité du recruteur l’a emporté à la fin. Tout de même curieux du PowerPoint et ce qui a retenu son attention ce fut : « Ce que je sais faire en appuie avec d’autre support et surtout le « Ce que je souhaite savoir »

Vous êtes rentré : Que cela se soit bien ou mal passé, faite vous un CR et tenez informé votre soutien (coach, association…). Cela va vous aider pour les rendez-vous suivants.

  1. L’inventaire de Personnalité

Là aussi, c’est une variable qui rentre de plus en plus dans le recrutement, ce type de test est de plus en plus présent. Dédramatisons tout de suite ce type de test. Là aussi nous ne sommes pas dans l’approximatif. Ce type de test s’appuie sur des démarches scientifiques validées. Cela n’a aucun rapport avec les tests de magazine que l’on « adore » faire pendant les vacances sur la plage. Une règle : Etre soi même. Il n’y a pas de mauvaises réponses. Par contre rien ne vous empêche de vous documenter sur le comment cela marche. Je conseille à ce titre la lecture du site : http://www.aide- emploi.net/home.htm, voire de s’entrainer. Ce que j’ai fait avec le cabinet avec lequel j’ai travaillé. J’ai réalisé un test avant différent que celui que j’ai eu à faire : en l’occurrence le BIP. Le debrief de ce test m’a permis aussi par la suite de le comparer avec celui que j’ai passé qui s’appelle lui le SOSIE. Ces deux tests sont des grands classiques ; là aussi les recruteurs maîtrisent le sujet.

Deux petites précisions importantes : Impossible de tricher et Lire la question avec attention car les formulations interro-négatives sont souvent de mise, très facile de faire une erreur. Par contre, le logiciel qui est derrière lui n’en fait pas.

Vous avez fait le test ? L’inventaire de personnalité vous est généralement transmis dans la foulée. Il va servir de support au debrief avec le recruteur.

Cela amène à un second entretien téléphonique. Là, on vous demande de commenter chaque item de l’inventaire, paragraphe par paragraphe. Là aussi il faut se préparer, car cette étape est importante pour le recruteur. Ce test a eu pour but pour lui, de confirmer ce qu’il a déjà vu lors des deux entretiens précédents et d’approfondir là où est le besoin de l’entreprise dans les comportements attendus pour la mission. Cet entretien n’est pas une formalité. Vous devez être prêt et attentif jusqu’au bout. Toutes les questions sont importantes.Un exemple : vous aurez à vendre x solutions annuellement, le chiffre semblant important, j’ai utilisé la technique de la division : » x par mois sur 210 jours de travail soit tant par heure c’est certainement un objectif réalisable si on le propose qu’en pensez vous ». Et votre attention, il vous faut la conserver jusqu’au bout ; la dernière question est parfois remarquable !

  1. Le second entretien face à face

Celui-ci se passe le plus souvent avec le décideur final, DRH, Dirigeant, Manager. Là aussi, il faut vous préparer, s’entrainer. Dans mon cas ce fut 30 minutes au téléphone avant de rentrer. Cette fois j’ai sorti mon cahier et mon stylo car vous avez besoin de comprendre « l’histoire » que l’on va vous proposer. Une règle, ECOUTER, ECOUTER, ECOUTER.

Vous pouvez préparer l’entretien en communicant avant votre vision. J’ai opté pour cette stratégie en ayant communiqué avant un Plan d’action pour les premiers 90 jours, transmis par mail. Je ne pense pas que cela ait été la raison pour laquelle ma candidature ait été retenue. Par contre, je sais que ce fut différenciant. Soyez différenciant et EN AVOIR ENVIE.

A cette étape, soit vous êtes en ballotage, soit vous êtes là pour que votre futur employeur valide votre candidature, car vous avez fait la différence avant. J’étais dans cette posture, je l’ai perçu rapidement. Surtout, si vous êtes dans ce cas, ne le montrez pas.

Entretien là aussi à bâton rompu, chacun se projetant dans la collaboration. Projetez-vous et soyez positif. Là aussi de la concentration et jusqu’au bout.

Deux questions les modalités d’embauches et la disponibilité. Ces points sont importants et là, le futur employeur peut chercher à voir comment vous allez vous « dépatouiller » du truc.

Dans mon cas, seule la question du délai a été cadrée, la question salaire ayant été mis par la fourniture du projet contrat de travail, managé par le conseil de l’employeur. Par contre, en revenant sur le rôle du cabinet de recrutement au débotté, m’a été précisé le montant de la prestation. Voir chapitre 10. La précision du véhicule est aussi une indication précieuse. Par contre je suis reparti avec le calendrier et la réponse soit : » Nous allons travailler ensemble »

Vous êtes dans la voiture, là aussi informez les personnes qui vous ont aidé : dans mon cas mon conjoint et mon conseil recrutement (le vôtre).


66930786-1 (glissées)66930786-1 (glissées)L’ATTENTE

  1. Savoir garder le contact

Deux entretiens téléphoniques et un face à face avec le recruteur + 1 entretien face à face avec l’employeur sur 4 semaines. Voilà pour le temps. Reste, comment gérer le temps avant la signature du contrat ? Votre futur employeur vous a fait part qu’il vous faisait parvenir la proposition pour lecture, que cela pouvait mettre du temps… mais pas combien de temps ? Dans une négociation quel qu’elle soit, le temps de latence est un temps incertain. Comme disait les anciens « c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses » ou « tant que c’est pas signé c’est pas signé ». Donc gardez le contact.

L’usage du tel et du sms est approprié plutôt que le mail. Pour ma part 4 jours ouvrés après, j’ai pris des nouvelles sous le prétexte d’informer que je commençais lors de mes soirées à lire sur le sujet, (chose qui est très vrai, j’en suis déjà à 15 pages de notes sur le sujet) et implicitement savoir ou nous en étions sur les modalités. Là réponse m’a convenue, par demande d’adresse, n° sécurité sociale et date de naissance, transmis par mail dans la foulée (pour information le document officiel est l’attestation de sécurité sociale pas la photocopie de la carte vitale), donc ayez aussi les documents prêts pour la suite, en montrant que vous êtes organisé. A défaut de gagner des points vous n’en perdez pas. Un sms un vendredi soir souhaitant un bon week-end, apporte aussi des bonnes nouvelles : « vous recevez lundi la proposition finalisée ». Nous sommes ici dans le détail, mais n’oubliez pas si vous vous avez le sentiment de jouer gros, celui qui vous recrute aussi et il attend de son collaborateur futur également du contact. Sachez le conserver pendant cette période car cela cimente votre future collaboration.

Le recruteur peut aussi reprendre contact avec vous, là aussi soyez attentif et soyez vous-même et remerciez le de l’attention et du travail qu’il a porté à votre candidature. Important car il est dans certains cas un interlocuteur significatif dans la stratégie RH de votre futur entreprise. Dans le cas présent, c’est le cas.

Etre vigilant sur la rédaction du contrat car c’est plus facile de discuter avant qu’après. Là aussi, faites vous aider par un professionnel, à moins que cela soit votre métier.

  1. La séparation

Ce n’est pas neutre et elle est d’autant plus difficile que le temps de présence a été important. Différentes possibilités : soit vous êtes du genre revanchard et vous vous apprêtez à livrer un combat, soit vous êtes opportuniste et si une transaction est possible, vous saurez saisir le champ de la discussion ; soit vous souhaitez sortir au plus vite pour rejoindre la nouvelle aventure.

La stratégie choisie amène 3 communications possibles : Soit vous avez annoncé que vous aviez l’intention de partir, soit vous n’avez rien dit, soit une voie médiane « ouvrir le champ des possibles est envisageable »

Cette communication est à faire soit en parallèle de l’action de recherche d’emploi, lorsque l’on est sûr de son coup, soit dès la signature de votre contrat. En effet, dès la signature , le compte à rebours est lancé et votre futur employeur a aussi dans certains cas très envie de vous voir arriver et vous vous avez aussi envie que cela s’arrête, car vous avez fait un choix.

Maintenant, et c’est fonction de la taille de votre Entreprise et de sa gestion, comment lui va digérer votre départ, car lui aussi a besoin de s’organiser.

Préparer le plus vite possible votre employeur avant qu’il ne reçoive votre démission est aussi une preuve de bonne intention à son égard. Il est moins surpris lorsque cela arrive, car il repensera à vos conversations.

Maintenant c’est une séparation, une rupture, une histoire qui s’arrête. En fonction de votre poste, gardez la plus grande discrétion vis-à-vis de vos collègues voir vos collaborateurs. Lorsque la nouvelle fuitera, car elle fuitera (la fuite est proportionnelle aux langues de vipères au m2), ne pas alimenter la discussion, ne pas se fâcher et en fonction de l’objectif, négocier pour que cela reste digne jusqu’au bout. Tout le monde doit gagner… plus exactement personne ne doit perdre.

La aussi training avec votre coach, votre conseiller.

  1. Finir proprement

Vous connaissez la date d’entrée, la date de sortie parfait. Pot départ ou pas, c’est selon. Maintenant rare en cas de démission ou de rupture conventionnelle encore moins en cas de licenciement, mais c’est possible. Mais avant d’arriver au dernier jour il va falloir terminer l’histoire.

Vers vos clients, vos fournisseurs, vos collègues en fonction de ce qui aura été arrêté entre les parties. Tenir ce qui aura été défini ; terminer ce qui devait être terminé et pouvoir partir l’esprit libre et la satisfaction du devoir accompli. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans un petit village et qu’à l’ère du 2.0, tout se sait à très très grande vitesse. Et j’allais dire, quelque soit le job ambitionné. Ce monde devient hyper communicant et il serait dommage d’arriver avec la réputation de celui qui a sabordé le navire avant de partir. La fin d’une histoire peut influer sur le début d’une autre. Restera le dernier coup de balai et les aurevoirs.

  1. Préparer la nouvelle histoire

Là aussi de la préparation : lecture également avec votre coach. Préparer la nouvelle histoire c’est important car vous avez en fonction de votre préavis entre 1 et 3 mois pour l’écrire. Certes, votre patron peut avoir fait le choix de vous avoir proposé un préavis payé non effectué ; maintenant là aussi c’est fonction de la relation avec lui, de la politique de l’entreprise, de la fonction, des enjeux….

Mettre à profit ce temps pour poursuivre votre projection et votre arrivée, c’est par exemple écrire un plan d’action à 90j si vous ne l’avez pas fait avant mais surtout échanger dessus, thématique par thématique, avec votre futur boss pour vous préparer.


imgres-1CONCLUSION

Donc, préparer pour gagner en efficacité et cela dès votre arrivé car là aussi vous avez une période d’essai. Démontrer dès le départ que vous êtes le bon collaborateur vous permettra d’être confirmé sans renouveler la période.

Avant d’arriver, essayez de prendre au moins une semaine de vrai repos. Car c’est une nouvelle histoire qui va s’écrire ! Alors frais et dispo !

On se résume :

Pour réussir un changement professionnel il faut :

  • Avoir Envie
  • S’entourer de l’équipe gagnante (votre conjoint, votre coach)
  • Définir et écrire le projet
  • Le CV en béton
  • Se préparer
  • S’entrainer
  • Connaître sa partition par cœur
  • Etre acteur des entretiens
  • Rendre compte à l’équipe gagnante de l’avancée du dossier
  • Gérer l’avant signature
  • Sortir proprement
  • Soigner l’arrivée

Si vous lisez ce mémo, et que vous êtes dans cette démarche ou que vous vous apprêtez à y rentrer, vous pourrez vous dire : ok c’est sa méthode mais est ce qu’elle marchera pour moi ? Je ne sais pas et j’ai envie de dire cela ne coûte rien d’essayer. Et si vous réussissez, partagez !

Certains sont dans une démarche de recherche et malgré leurs efforts, de la méthode, cela ne marche pas et cela devient désespérant. A travers ces lignes, vous verrez je l’espère peut être un «petit truc », « le petit truc » que vous n’avez pas essayé et qui peut fonctionner. Si au moins ce que vous avez lu peut vous redonnez l’envie de poursuivre, voire reprendre le combat, et bien c’est super.

D’autres penseront : « Oui mais il y a de la chance ». Je répondrai : Avoir de la Chance cela se provoque. Philippe Gabilliet a beaucoup écrit sur le sujet ainsi que sur le fonctionnement en réseau. Prenez 5 minutes et regardez ce que vous propose l’ami Google, c’est passionnant et dynamisant.

Merci à mon épouse, mes enfants et mon Cabinet de coaching qui m’ont aidé dans cette démarche.

A ceux qui liront ces lignes, je vous souhaite également du fond du cœur de réussir votre « Comment changer de job » !